De nos jours, il n'y a pas beaucoup d'aspects de la vie qui ne soi « conditionnés » par un effet de mode relatif. Dans nos besoins fondamentaux, comme l'alimentation par exemple, force est de constater que nos habitudes alimentaires sont très différentes de celles de nos grands-parents. La façon de passer nos vacances, de nous habiller, nos moyens de communication, ... autant de secteurs régis par la vision des autres.
Le football est le sport numéro 1. Qui oserai dire le contraire ? Où se place la colombophilie sportive dans l'échelle des hobbies ? J'ai beau chercher ; dans mon équipe, il n'y a que moi qui la pratique. Vu comme un extraterrestre quand je parle de mes pigeons ; au travail, je passe pour un vieux avant l'heure. Mais que savent-ils réellement du pigeon voyageur à part leur opinion de ceux qu'ils croisent en ville tous les jours ?
Surprenant quand on sait qu'il y a quelques générations, il n'y avait pas une rue sans un colombier. Le respect du pigeon par la société existait encore. On en avait pas encore oublié les services rendus dans les conflits armés. Maintenant, on le chasse le plus possible. Avec philosophie, je prends les « critiques » des autres comme si je faisais parties des derniers des mohicans. Un peu de marginalisation ne fait pas de tord ! Avec un brin de chance, notre grande famille a encore de beaux jours devant elle si elle se mobilise pour garder bien vivante cette belle et saine passion.
Malheureusement pour nous, les dernières années ne nous ont pas épargnés. Spectre de la grippe aviaire, quand tu nous tiens ! L'amalgame est facile entre maladies, pigeons des villes et les nôtres. Nos champions sont vu comme des porteurs de vermines en tout genre et ceux qui les élèvent comme des vieux portant un panier en osier d'un coté et buvant un verre de blonde de l'autre main.
Pourtant, dans les salons colombophiles, les ventes, etc... il y a bien chaque tranche d'âge qui y est représentée. Les seniors, il est vrai, étant les plus nombreux. Est ce un mal ? L'âge ne rime t'il pas avec expérience... Je fais partie des plus jeunes d'entre nous, je ne prends pas dix ans à chaque fois que je vais au local.
Dans dix, quinze, vingt ans.... Où en serons-nous ? Il doit bien y avoir une raison pour laquelle les jeunes ne se lancent pas, ou jettent l'éponge après deux trois saisons infructueuses. Sport onéreux, contraignant jours après jours, souvent remplis de désillusions, il faut avoir le moral bien accroché pour se « battre » et se remettre au travail. Il y a peut-être aussi l'habitude que nous avons de vouloir tout tout de suite, et sans effort. Je le remarque souvent dans l'attitude des gens que je croise. Pas vous ? Un premier prix ne se fait pas en un jour en général. Il faut de la patience. Les gens en ont-ils encore ?
Ce que j'ose espérer, c'est un retour aux sources. Une vie plus sereine. Retrouver les valeurs qui permettent de se satisfaire de ce que le quotidien nous donne. L'ère écolo arrive ! Peut-être est-ce là l'occasion pour nos contingents de renaître.
En attendant, va t'on continuer à regarder le nombres de listes fondre ? Chaque colonie qui ferme ses trappes est un pas de plus vers des concours entre quelques-uns uns seulement. Ceux qui ont tout à gagner financièrement à l'existence des colombophiles se doivent de redorer l'image que le tout public a de notre passion. Un sport populaire et respecté attire du monde, le nôtre ne peut pas se vanter.
A votre échelle, que pouvez vous mettre en ½uvre pour faire vivre la colombophilie ? Se sentir concerné n'est pas une obligation, loin de là. Mais un jour il sera trop tard... Dans peu de temps, les concours vont reprendre. Vous êtes remplis de motivation, c'est le moment d'agir...
Olivier.